• Essonne : la folle histoire des archives perdues de Cloclo

    En 1990, Christian Houget ramasse un carton tombé sur la Francilienne qui contient des images inédites de Cloclo. Sans lui, elles auraient pu disparaître! Il raconte.

    cécile chevallier | Publié le 09.03.2012, 04h01

    SAINT-GERMAIN-LÈS-ARPAJON, lundi. Christian Houget (à gauche) a 
trouvé par hasard sur la route  des bandes de films montrant le célèbre 
chanteur  du moulin de Dannemois (à droite), dans sa vie privée. C’est 
une des Clodettes qui les avaient égarées.

    SAINT-GERMAIN-LÈS-ARPAJON, lundi. Christian Houget (à gauche) a trouvé par hasard sur la route des bandes de films montrant le célèbre chanteur du moulin de Dannemois (à droite), dans sa vie privée. C’est une des Clodettes qui les avaient égarées.

    Cloclo par-ci, Cloclo par-là. Entre l’anniversaire de la du chanteur dimanche, la sortie mercredi du retraçant sa vie et l’émission de téléréalité « A la recherche du nouveau » sur W9, difficile d’échapper aux <btn_noimpr>

    </btn_noimpr> Peu de gens le savent mais certaines d’entre elles auraient tout simplement pu disparaître sans… l’intervention d’un habitant de Saint-Germain-lès-Arpajon!

    Christian Houget n’attendait qu’un merci. En vain.

    En cette année où Claude François est décliné à toutes les sauces, cet agent commercial a décidé de rendre publique une aventure assez improbable datant de mars 1990. « Je prends la route pour me rendre à mon travail, raconte Christian Houget. Sur la Francilienne, un paquet volumineux tombe d’une voiture. Allez savoir pourquoi, je m’arrête pour le ramasser. » En rentrant, Christian découvre dedans une grosse bobine de film où sont inscrits « Cette année-là », « Jean-Pierre Foucault », « Prisca »… « Mais je n’y ai pas prêté plus d’attention. »

    Quelques jours plus tard, l’agent commercial se rend chez une cliente à Blois (Loir-et-Cher). Cette fan de Cloclo raconte à Christian Houget qu’elle a regardé l’émission de Jean-Pierre Foucault consacrée à son chanteur préféré. « Mais elle était déçue : l’émission, qui devait présenter des documents inédits, était meublée de simples photos. Le présentateur a expliqué que des documents avaient été dérobés à Prisca, une Clodette », confie Christian Houget. Il comprend qu’il s’agit de « son » paquet. Il contacte alors Jean-Pierre Foucault via le standard de RTL, mais la discussion tourne court.

    Christian Houget est malgré tout contacté par France 3, qui dépêche deux coursiers pour récupérer les archives leur appartenant. « J’attends depuis un merci », souffle l’Essonnien. Il y a cinq ans, il retrouve Prisca, en dédicace au moulin de Dannemois, la demeure de Claude François. « Elle m’a demandé comment elle pouvait me remercier, se souvient Christian. J’ai évoqué un coup de pouce pour ma fille qui voulait monter une école de danse à Massy. On n’a jamais rien vu venir. » Christian Houget insiste : « Ma démarche n’est pas un péché d’orgueil. C’est juste qu’à chaque fois que je vois une émission sur Claude François, je me dis que j’ai une petite part de responsabilité, et que personne n’a jamais songé à m’en remercier. Quelqu’un d’autre aurait pu détruire les bandes, chercher à les vendre, les conserver, rouler dessus… Moi, j’ai été honnête et je n’en ai reçu que de l’ingratitude. » Un constat amer que Prisca, l’ancienne Clodette, regrette. « Tout ce que ce monsieur raconte est vrai, confie la danseuse. J’amenais ces bandes à Jean-Pierre Foucault pour l’émission, et tout est tombé de ma voiture. Je m’en suis rendu compte en arrivant sur place. On ne pensait pas qu’on les retrouverait. Sur les bandes, il y avait des clips et des images de Claude dans sa vie privée. C’était des films très importants. »

    Vidéo. Visite du moulin de Dannemois




     

    Le Parisien


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  • Paul Lederman : Claude François «voulait ne dépendre de personne»

    Il a été le producteur de Mike Brant, Coluche, Thierry Le Luron, Michel Polnareff, des Inconnus et… de Claude François. Paul Lederman a aimé « Cloclo ». Il évoque pour nous « une relation et une époque magnifiques ».

    Propos recueillis par Pierre Vavasseur | Publié le 14.03.2012, 08h07

    Qu’est-ce qui vous plaît dans « Cloclo »?
    PAUL LEDERMAN.
    Le souffle. Ils ont fait un très beau travail : le réalisateur, les comédiens. Tout y est : la reconstitution, les costumes… Ils se sont mis au service de . Quand je suis sorti, je me suis dit : « Bon, Claude existe toujours, je vais aller le rejoindre. <btn_noimpr>

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    </btn_noimpr> Nous allons repartir en tournée! »

    C’est Benoît Magimel qui vous incarne…
    Il est formidable! Il me ressemble tel que j’étais à l’époque. La seule petite chose qui m’a étonné, c’est qu’on m’a collé un accent pied noir. Florent- Emilio Siri (NDLR : le réalisateur) m’a dit qu’il croyait que j’étais né en Algérie.

    Claude François n’est pas toujours montré sous son meilleur jour dans le film… Coléreux, tyran avec son entourage, ses musiciens…
    Quand il sortait de scène, épuisé, et qu’il avait perdu quatre kilos, il pouvait être dans l’exagération. Mais ses emportements ne duraient pas. Deux secondes après, il avait tout oublié.

    Pouquoi vous êtes-vous séparés à la fin…
    Claude était quelqu’un d’angoissé. J’avais réussi à lui faire un contrat grâce auquel il pouvait être tranquille pendant des années. Il s’est apaisé pendant quelques mois puis il a recommencé à être inquiet. A ce moment que je lui ai dit : « On ne va pas s’en sortir. » J’ai préféré partir mais je lui ai assuré que je serais toujours là.

    Comment vous êtes-vous rencontrés?
    Dans un couloir. J’étais avec Lucky Blondo. Mon premier artiste! Mon premier numéro un ! Nous avons décidé de déjeuner ensemble et nous ne sommes plus quittés pendant douze ou treize ans. Le rapport de confiance a été immédiat.

    Vous lui avez vraiment dit, comme dans le : « Si tu n’évolues pas, dans six mois tu es »?
    C’était à Bruxelles. Je lui ai dit très exactement : « Si on ne change pas tout, dans six mois on est morts. » Nous nous sommes fâchés pendant une semaine.

    Il avait créé son propre label de disques, un groupe de presse… Il se comportait comme un vrai homme d’affaires…
    Plutôt un entrepreneur. Il voulait ne dépendre de personne.

    Et Marc, son deuxième fils, pourquoi le cachait-il?
    C’est une des discussions les plus importantes que j’ai eues avec lui. Deux enfants, c’était trop pour lui par rapport à son statut de star. Il a caché Marc mais il l’aimait.

    De toutes ses femmes, laquelle a le plus compté à vos yeux?
    Janet (NDLR : la première, qui l’a quitté pour Gilbert Bécaud). Elle a bouleversé sa vie.

    Comment expliquez-vous qu’il soit toujours aussi présent?
    Parce qu’il était la vie! Claude François, c’est au-delà du chanteur. C’est Las Vegas! C’est Broadway! C’est Noël! Le feu d’artifice! Claude, c’était l’entertainment (NDLR : le divertissement). Lorsqu’il est mort, j’ai dit à tout le monde : « Vous allez vous apercevoir qu’il était une épice indispensable dans le spectacle français ». Et regardez : il a une aura, une reconnaissance. S’il chantait encore aujourd’hui, on se battrait pour aller le voir.


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  • Interwiewé par Georges De Caunes, Claude François explique qu'il ne tient pas en place qu'il est d'origine egyptienne et que chez lui ça bouge beaucoup. Il dit qu'il fait du yoga mais que ça ne suffit pas, la chanson lui permet de se défouler. Il a eu une médaille Olympique au Caire lorsqu'il était plus jeune. Il dit que sa force est dans ses jambes. Il rit ! Georges de Caunes lui dit qu'il l'aime beaucoup ... Voir la vidéo, il chante "comme d'habitude "pendant l'Interwiew.


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