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    «Comme un enfant qui a perdu son père et qui le cherche en courant sur la terre… » Les premiers mots de la chanson « le Vagabond », de Claude François, semblent s’adresser à travers le temps à Claude François junior, que Mireille Dumas suit avec tendresse ce soir comme d’autres fils et filles de stars dans le film documentaire.« Des chansons en héritage », diffusé à 20h45 sur France 3.

    Durant près d’une demi-heure, le spectateur vit le retour du fils de Cloclo au moulin de Dannemois, sa « seule maison familiale », devenue un musée. Celui qui s’occupe aujourd’hui de gérer l’image de son père oscille entre émotion, souvenirs et critiques à la découverte de ce magnifique domaine, vendu après la mort de l’artiste en 1978 pour éponger des dettes. Car, depuis 1998, cette belle bâtisse et la grange aménagée en loft américain ont été reprises par la famille Lescure, d’anciens boulangers, fans du chanteur populaire. Et récemment un accord officiel a été signé entre les héritiers de Cloclo et les gérants du moulin.

    Ce qui permet désormais à Claude François junior de contrôler de nombreux aspects de ce musée. Jusqu’à en arriver à être surpris par la caméra en train de réajuster à trois reprises un cadre au mur. Perfectionnisme extrême, hérité du père? « Oui, peut-être… il est mort pour avoir voulu redresser une ampoule de travers, rappelle-t-il. Mais, s’il ne l’avait pas remise, dans sa tête, c’est sa journée entière qui aurait été de travers. »

    La visite se poursuit et la collection d’objets personnels achetés par la famille Lescure puis exposés sous le solarium ne le comble pas toujours d’enthousiasme. « Il y a des trucs que je ne peux pas comprendre, des trucs de fans, comme cette chemise bleue banale, à côté d’un costume de scène important », souffle le fils de Cloclo, qui a les yeux brillants en revoyant, en revanche, les chaussons du sauna de son enfance.

    Car, à chaque pas, le passé s’invite dans les yeux et même les oreilles de « junior », qui a quitté ce lieu à 9 ans : « Le moulin aujourd’hui n’a jamais autant ressemblé à ce qu’il était à l’époque. J’ai la mémoire auditive de cette rivière, lâche-t-il en passant devant la roue du moulin. C’est touchant. » Puis l’héritier de Claude François se place en retrait tandis qu’une guide passe avec son groupe pour faire la visite. « J’écoute pour voir si ce qu’elle dit correspond bien au texte que j’ai validé, avance-t-il, tatillon comme l’artiste yé-yé. Ici, c’est comme si je l’avais dans mon oreillette. »

     

    http://www.leparisien.fr

     


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